FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

« Ce sont des constats que nous faisons depuis plusieurs années. Qu’est-ce qu’il faudra de plus pour que le gouvernement agisse? », Lina Bonamie, prés

Montréal, le 11 décembre 2006  –  La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec  (FIQ) n’est pas étonnée par les résultats de l’Enquête nationale sur le travail et la santé du personnel infirmier rendue publique aujourd’hui par Statistique Canada et l’Institut canadien d’informations sur la santé (ICIS). L’existence de liens entre le milieu de travail des infirmières et leur état de santé a souvent été démontrée dans les années passées et cette étude vient confirmer que la situation ne s’est pas améliorée. « Une fois de plus, nous avons la démonstration que les conditions de travail des infirmières sont difficiles et que les répercussions sont graves. Qu’est-ce qu’il faudra de plus pour que le gouvernement agisse? », questionne Lina Bonamie, présidente de la FIQ.

Le point majeur : la surcharge de travail

Pour la Fédération, le point majeur de toute cette étude est la surcharge de travail qui est imposée aux infirmières. « On se rend compte, à la lecture de l’étude, que beaucoup de problèmes soulevés sont liés à cette surcharge de travail dénoncée depuis longtemps. On peut parler du temps supplémentaire exigé par les employeurs, la fatigue excessive, les problèmes de santé mentale et les blessures », souligne la présidente. En effet, même lorsque l’on parle de la détérioration des soins, les infirmières questionnées ont répondu en grande majorité qu’elle était due au manque de personnel et au trop grand nombre de patients à charge.

À quand des solutions?

La Fédération espère réellement que le gouvernement du Québec va lire attentivement cette étude et se décider, une fois pour toute, à mettre en place des solutions qui permettront au personnel infirmier de souffler un peu. On se souviendra qu’en décembre dernier, le gouvernement a décidé d’imposer un décret sur les conditions de travail et salariales lors de la négociation nationale. Maintenant, les syndicats doivent négocier certaines matières localement avec les employeurs. « Présentement, nous constatons qu’une grande majorité des négociations en cours ne progressent pas de manière satisfaisante. Il y a même certains employeurs qui tentent de faire reculer les conditions de travail actuelles des membres », dénonce madame Bonamie.

La Fédération souhaite que la sortie de cette enquête donnera à réfléchir aux employeurs et que ceux-ci offriront des conditions de travail qui permettront à ces professionnelles une pratique stimulante et de qualité.

 

Profil de la FIQ

Le 1er décembre 2006, la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) a adopté un nouveau nom soit, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ). La FIQ représente 57 000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires dont des infirmières, des infirmières auxiliaires et des inhalothérapeutes.