FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

«Monsieur Couillard, je vous donne rendez-vous en janvier 2007», Lina Bonamie, présidente de la FIQ.

Montréal, le 22 décembre 2006  –  La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ est bien heureuse pour les médecins spécialistes qui ont pu s’entendre dans leur processus de négociation, mais elle ne peut accepter le deux poids, deux mesures du ministre Philippe Couillard. « Le ministre accepte d’abroger la loi 37 mais que fera-t-il avec la loi 142? Je lui donne donc rendez-vous en janvier 2007 pour en discuter sérieusement », de déclarer Lina Bonamie, présidente de la FIQ.

La loi 142

Il y a un an, le gouvernement du Québec adoptait la loi 142, imposant ainsi aux 500 000 employés de l’État leurs conditions de travail et de rémunération. « En 2005, lors de la dernière négociation, les travaux avançaient rondement aux tables et la Fédération négociait de bonne foi, sans même avancer la possibilité d’une grève, et le résultat fut celui que l’on connaît. Le ministre devra s’expliquer à nos 57 000 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes », poursuit madame Bonamie.

Les professionnelles de la santé

La Fédération se questionne sérieusement sur le message que le ministre envoie aux professionnelles de la santé. « Pas plus tard que la semaine dernière, une étude nationale de l’Institut canadien d’information sur la santé révélait que le personnel infirmier souffrait de conditions de travail extrêmement difficiles et que la charge de travail était de plus en plus grande. Et, malheureusement, les répercussions sont nombreuses : fatigue, problèmes de santé mentale et blessures pour ne nommer que ceux-là. Avec sa décision d’abroger la loi 37 pour les médecins spécialistes, le ministre Couillard vient dire à toutes ses professionnelles que leur situation n’est pas assez dramatique. Et là, je ne parle même pas du salaire », poursuit la présidente. En effet, l’exemple d’une infirmière est significatif : le salaire d’une infirmière travaillant au Québec est parmi les plus bas au Canada.

La reconnaissance

La pénurie de professionnelles de la santé est loin de s’améliorer et les prochaines années seront très difficiles. La FIQ considère que, s’il veut attirer et retenir ces professionnelles, il est impératif que le gouvernement reconnaisse la qualité de leur travail. « Les médecins sont effectivement essentiels mais les professionnelles de la santé le sont tout autant. Le ministre Couillard devra être équitable et abroger également la loi 142 », de conclure la présidente.

 

Profil de la FIQ

Le 1er décembre 2006, la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) a adopté un nouveau nom soit, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ). La FIQ représente 57 000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires dont des infirmières, des infirmières auxiliaires et des inhalothérapeutes.