FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

L’Internationale des services publics de passage à Québec.

Québec, le 23 mars 2007  –  Le conseil exécutif de la région Inter-Amériques de l’Internationale des services publics (ISP) tient, du 22 au 24 mars, une importante réunion à Québec afin de faire le suivi de son plan d’action, notamment en matière de promotion des services publics sur le territoire des Amériques. Cette réunion se déroule en présence du secrétaire général de l’ISP, M. Hans Engelberts et de la secrétaire générale adjointe, Nora Wintour.

Soulignons que plusieurs organisations syndicales canadiennes et québécoises participent à cette rencontre, notamment l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), l’Union internationale des employées et employés de services (UIES), le Syndicat national des employées et des employés généraux et du secteur public (SNEEGSP), la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

20 millions de membres

L’Internationale des services publics (ISP) est composée de plus de 600 syndicats du secteur public répartis dans plus de 140 pays. Ensemble, ces syndicats représentent plus de 20 millions de travailleuses et de travailleurs. Tous se sont donnés comme mission de défendre les services publics. En Amérique du Nord, en Amérique centrale, en Amérique du Sud et dans les Caraïbes, l’ISP représente 140 organisations syndicales réparties dans 35  pays, soit au total près de 3 300 000 travailleurs et travailleuses des services publics. Ces affiliés se battent pour répondre aux besoins de leurs membres et de leurs communautés.

Agir de façon concertée

Conformément au plan d’action adopté par le Congrès de l’ISP, la région Inter-Amériques de l’ISP a élaboré un plan d’action stratégique qui promeut :

  • Les services publics de qualité;
  • L’équité salariale et l’autonomisation des femmes;
  • L’accession des jeunes à des postes de direction dans les syndicats;
  • Des réponses efficaces à la pandémie de VIH/SIDA;
  • Une formation à la syndicalisation et à la documentation des violations des droits du travail;
  • La création de réseaux et d’alliances dans les secteurs des services publics, comme l’énergie, la santé et l’eau.

Dans cet esprit, les syndicats du secteur public au Canada mènent de nombreuses luttes et campagnes pour les services publics de qualité, notamment dans les secteurs de la protection des aliments, l’environnement, la santé, les services de garde, et le droit à l’eau.

Au Québec, l’action le l’ISP s’incarne notamment par les interventions du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP) regroupant quelque 300 000 membres issus de la CSQ, de la FIQ, du SFPQ et du SPGQ. À cet égard, rappelons que le SISP terminait cette semaine une tournée sous le thème Les services publics, le meilleur de nous-mêmes! qui l’a conduit aux quatre coins du Québec. Il s’agit d’une action qui s’inscrit parfaitement dans le cadre de la campagne en faveur des services publics de qualité, menée par l’ISP.

À cet égard, le secrétaire général de l’ISP, M. Hans Engelberts soulignait que « cette campagne est une priorité de l’ISP au plan mondial. Pour la mettre en œuvre, nous travaillons de concert avec les syndicats et les collectivités pour garantir que les services publics soient suffisamment dotés en ressources humaines qualifiées pour fournir des services efficaces, participatifs et accessibles répondant aux besoins de la population. Les services publics de qualité sont indispensables pour que soient atteints les objectifs sociaux de premier ordre, tels que l’élimination de la pauvreté et de la faim dans le monde ».

Pour les représentants syndicaux canadiens et québécois, il est certain que l’intervention concertée des organisations membres de l’ISP permet d’agir globalement pour renforcer leurs actions en regard de la défense et de la promotion des services publics, de la lutte à la privatisation et à la déréglementation, des effets négatifs de la libéralisation des échanges sur le développement des services publics et de la détérioration des conditions de travail des travailleuses et des travailleurs des services publics.