FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Le SISP fera le point sur la défense des services publics au Québec

Montréal, le 23 septembre 2007  –  Le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), qui regroupe 300 000 membres provenant des cinq organisations syndicales CSQ, FIQ, SFPQ, APTS et SPGQ, participera du 24 au 28 septembre au 28e Congrès Mondial de l’Internationale des Services Publics, qui se déroulera à Vienne, en Autriche, où il présentera le bilan des efforts menés au Québec pour défendre et valoriser les services publics afin de contrer les tentatives de privatisation du gouvernement Charest.

Rendre compte des menaces de privatisation au Québec

Les représentants du SISP auront l’occasion de s’adresser à plus de 2 000 syndicalistes  représentant plus de 20 millions de travailleuses et de travailleurs du secteur public œuvrant dans plus de 140 pays à travers le monde. Pour les présidentes et présidents des cinq organisations syndicales membres du SISP, cette tribune internationale est une occasion privilégiée de témoigner des menaces de privatisation qui pèsent sur les services publics au Québec et de faire le point sur les expériences semblables vécues ailleurs dans le monde.

« La lutte que les travailleuses et les travailleurs du Québec doivent mener pour défendre la nécessité de maintenir des services publics de qualité et accessibles à tous n’est pas unique au Québec. Le vent de la privatisation souffle partout et il est alimenté par d’importants groupes de pression de droite, qui ont malheureusement trop souvent l’oreille des gouvernements, et qui veulent mettre la main sur certains services publics pour servir leurs propres intérêts financiers, sans égard à l’intérêt commun », explique la présidente de la FIQ et porte-parole du SISP pour l’événement, madame Lina Bonamie.

Des expériences ailleurs pour inspirer des actions au Québec

Madame Bonamie ajoute qu’au moment où la lutte pour la défense des services publics au Québec est encore loin d’être gagnée, cette participation du SISP à cet important congrès mondial s’avérera certainement utile et enrichissante pour inspirer les prochaines actions des cinq organisations syndicales regroupées.

« Le travail de sensibilisation et de mobilisation de nos membres et de la population ne fait que commencer. Il est donc évident que nous ne pouvons que profiter de nos échanges avec les représentants d’autres syndicats à travers le monde qui, eux aussi, doivent mener des luttes semblables », mentionne Lina Bonamie.

Le gouvernement Charest et la loi 43 dénoncés une fois de plus

D’autre part, madame Bonamie soutient que le SISP profitera de la tenue de ce Congrès Mondial de l’Internationale des Services Publics pour dénoncer une fois de plus l’entêtement du gouvernement Charest qui refuse de revoir la loi 43 (projet de loi 142) dont l’adoption a pourtant été condamnée par le Bureau international du travail, une organisation relevant de l’ONU.

« Le jugement rendu par le BIT sur la loi 43, adopté sous le bâillon en décembre 2005 par le gouvernement Charest pour imposer les conditions de travail des employés de l’État, est clair. M. Charest et son gouvernement ont enfreint les conventions internationales portant sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, de même que sur le droit d’organisation et de négociation collective. Cette loi abusivement répressive contre les travailleuses et les travailleurs du secteur public représente également une grave tache à la réputation du Québec, comme société démocratique, sur la scène internationale », rappelle madame Bonamie.

Profil du SISP

Le SISP regroupe 300 000 membres, issus de cinq organisations syndicales (CSQ, FIQ, SFPQ, APTS et SPGQ), dont près de 245 000 proviennent des secteurs public, parapublic et péripublic. Le SFPQ représente 43 000 membres, dont 40 000 sont issus de la fonction publique québécoise. La FIQ regroupe 57 000 membres du secteur de la santé. La CSQ représente près de 155 000 membres, dont près de 100 000 œuvrent au sein des secteurs de l’éducation et de la santé. Quant au SPGQ, il regroupe près de 19 000 personnes de la fonction publique, des sociétés d’État, des réseaux de l’éducation et de la santé du Québec. Pour sa part, l’APTS représente 26 000 travailleuses et travailleurs occupant des postes professionnels ou techniques au sein du réseau public de la santé et des services sociaux.