FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Pour la FIQ, les besoins des femmes doivent passer avant le béton

Montréal, le 11 août 2009  –  La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ déplore l’entêtement du ministre Bolduc à l’égard des cliniques d’avortement, qui devront dorénavant se conformer à une réglementation excessive, inadaptée et inutile. L’enjeu du présent débat demeure l’accès libre et gratuit des femmes à des services d’interruption de grossesse dans un environnement non médicalisé. Aucune mesure administrative ne saurait justifier la mise en péril de ce droit que les femmes ont acquis par de longues luttes pour des services qui répondent à leurs besoins.

« L’interruption de grossesse est toujours un moment difficile dans la vie d’une femme. Or, les cliniques actuellement menacées, tout comme les centres de femmes, pratiquent des avortements de façon sécuritaire depuis plus d’une vingtaine d’années. Par ses exigences, le ministre s’apprête à priver les femmes qui le souhaitent de recevoir ces services dans un environnement non médicalisé et personnalisé qui répond à leurs besoins » a déclaré Daniel Gilbert, vice-président de la FIQ.

Au mois de mai dernier, la Fédération était intervenue, soulignant que l’obligation de se convertir en CMS pour continuer à pratiquer des avortements était une des aberrations résultant des dispositions législatives et réglementaires des projets de loi 33 et 34. Suite à de nombreuses pressions, le ministre avait finalement accepté d’exempter les centres de santé des femmes de la Loi 34.

À l’instar de la très grande majorité des acteurs du réseau de santé du Québec, la FIQ se questionne sérieusement sur les véritables motifs du ministre Bolduc pour justifier cette réglementation inutile qui met en péril les droits reproductifs des femmes.

« Tout en exigeant le retrait définitif de la Loi 34, la Fédération demande au gouvernement de retirer immédiatement l’interruption de grossesse de la liste des chirurgies contenues dans la Loi 34 de façon à s’assurer que les femmes ne soient pas les premières victimes de la marchandisation de la santé souhaitée par le gouvernement Charest » de conclure monsieur Gilbert.