FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

12 jours d’actions pour l’élimination de la violence envers les femmes

Dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le comité organisateur de la Campagne des 12 jours d’actions pour l’élimination de la violence faite aux femmes a lancé, le 25 novembre 2009, sa campagne avec la diffusion de la déclaration La violence faite aux femmes n’est jamais banale!

Déclaration contre la violence envers les femmes

Aujourd’hui, le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, débute une campagne de sensibilisation et d’action afin que cesse la violence à l’endroit des femmes. Nous joignons notre voix aux porte-parole pour demander à toutes et à tous de contribuer à mettre fin à cette violence.

Il y a vingt ans, le 6 décembre 1989, quatorze jeunes femmes ont été assassinées par un homme qui en voulait aux femmes et à leur avancée dans la société. Depuis, les féministes sont couramment pointées du doigt pour avoir osé faire un lien entre cet acte meurtrier et les multiples violences exercées à l’endroit des femmes. Or nous sentons encore l’urgence de transformer les normes sexistes et patriarcales qui les perpétuent.

Nous affirmons que la violence sexiste existe toujours. Ici, au Québec, comme partout dans le monde.

Nous nous portons à la défense de nos mères, de nos sœurs et de nos filles qui subissent de la violence dans leur couple. Nous sommes bouleversées qu’autant de nos amies et amoureuses doivent se débattre contre des agressions sexuelles. Nous marchons aux côtés de celles qui fuient des régimes politiques qui tolèrent la violence envers les femmes. Nous sommes scandaliséEs que certains profitent de la précarité des emplois occupés par des femmes immigrantes pour les exploiter. 

Nous sommes blessées par le fait que ce sont des proches, donc des personnes de confiance qui commettent la plupart des agressions à l’endroit des filles et des femmes. Nous dénonçons les actes de violence perpétrés par les « soignants » envers des femmes handicapées ou aînées. Nous ne tolérons plus le harcèlement sexuel au travail. Nous refusons l’indifférence face à la « disparition » de femmes autochtones. Nous nous solidarisons pour que cesse la publicité sexiste et la sexualisation de l’environnement. Nous dénonçons les agressions impunies vécues par les femmes dans l’industrie du sexe.

Les violences répétées portées contre les unes maintiennent toutes les femmes dans un état de peur. Elles portent atteinte à leur dignité, leur liberté et leur droit à l’égalité.

En adoptant une vision égalitaire dans nos relations, en prenant toutes les formes de violence au sérieux, en refusant de les banaliser et en les dénonçant, nous pouvons mettre fin à la violence envers les femmes. Nous prenons la parole pour reconnaître la pertinence du mouvement féministe. Il est incontournable. C’est un mouvement d’espoir et de solidarité. Ensemble, nous pouvons construire un monde plus égalitaire.

Cette déclaration, publiée dans des quotidiens québécois, a été signée par 178 individus et 222 organismes québécois.