FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Le SPSICR annonce qu’il déposera une lettre-pétition demandant la destitution du directeur des soins infirmiers de l’établissement

Dolbeau-Mistassini, le 11 octobre 2012 – Lors de leur plus récente assemblée spéciale,c’est à l’unanimité que les membres du Syndicat des professionnelles en soins infirmierset cardiorespiratoires (SPSICR) du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Maria-Chapdelaine ont voté pour que soit réclamée la destitution du directeur des soins infirmiersde l’établissement. « à ce jour, près de 200 de nos membres ont signé une lettre-pétition quenous remettrons à la direction générale lors du conseil d’administration de l’établissement,le 23 octobre prochain », a déclaré Pauline Paradis, présidente du SPSICR du CSSS Maria-Chapdelaine, lors d’une allocution prononcée aujourd’hui devant le CSSS.

C’est à la suite d’une marche citoyenne, organisée afin d’obtenir l’appui de la population, quela présidente a fait cette annonce. « Les professionnelles en soins de l’établissement dénoncentl’approche de performance prisée par la direction générale et réclament la destitution de sondirecteur des soins infirmiers qui ne remplit pas son mandat de gardien de la qualité des soinsofferts à la population », a ajouté madame Paradis.

Rappelons que, depuis plusieurs mois, le Syndicat souligne avec force la déficience del’organisation du travail prévalant dans l’établissement. « Que ce soit la gestion inadéquatedes horaires, le déplacement du personnel à outrance, la menace de coupure de deux postesd’infirmière en obstétrique, le manque de personnel sur les unités, le fait qu’une majorité deprofessionnelles en soins aient un statut de temps partiel ou que 25 % d’entre elles soientsur des équipes volantes, les économies réalisées sur le dos du personnel menacent la qualitédes soins offerts à la population », a affirmé Daniel Gilbert, vice-président de la Fédérationinterprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ. Bien que le SPSICR ait amené plusieurspropositions, la direction les a toutes rejetées.

« Les professionnelles en soins sont épuisées. Au lieu d’économiser sur la qualité des soins, ladirection générale devrait plutôt investir sur des conditions de travail propices au plein exercicedes professions d’infirmière, d’infirmière auxiliaire et d’inhalothérapeute », a mentionnémonsieur Gilbert.

Madame Paradis et monsieur Gilbert ont profité de la marche citoyenne pour demander à lapopulation de se joindre au SPSICR pour le dépôt de sa lettre-pétition le 23 octobre prochain.

On évalue qu’entre 150 et 200 personnes ont participé à l’événement.

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