FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La FIQ salue les mesures budgétaires annoncées en santé

Québec, le 20 novembre 2012 – Suite au dépôt et à l’analyse du budget provincialdu ministre des Finances, Nicolas Marceau, la Fédération interprofessionnelle dela santé du Québec – FIQ applaudit les principales orientations mises en œuvrepar le gouvernement en matière de santé, telles que la promotion de la santé et laprévention, l’amélioration de l’accès à la première ligne et aux médecins de famille,la décentralisation des soins hospitaliers vers les soins à domicile ainsi que les soinset services aux personnes âgées. Depuis plusieurs années, la FIQ déplore le fait queles préoccupations en matière de prévention soient totalement négligées. « Noussouhaitons ardemment que les sommes dédiées à la santé servent à soutenir et àdévelopper ces interventions au quotidien dans les différents milieux et dans les soinsdans la communauté. », de déclarer Daniel Gilbert, vice-président de la Fédération.

Miser davantage sur les ressources du réseau public et éliminer le recours auprivé

Tel que mentionné dans le plan budgétaire, la Fédération est d’avis qu’il faut mieuxdiriger les sommes investies pour la santé directement vers les services. Dans cetteperspective, l’augmentation du budget dédié aux infirmières praticiennes spécialiséestémoigne concrètement de la reconnaissance du rôle de ces professionnelles. Dansle même ordre d’idées, la FIQ est convaincue qu’il y a aussi lieu d’élargir l’apport desinfirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes au sein du réseau public.

« Néanmoins, il est très préoccupant de constater que le budget alloué au projet Leanet au soutien à l’optimisation est majoré de 140 % dans un contexte où le recours àdes firmes-conseils externes est grandement controversé en raison de leur approchedéshumanisante assimilable à une chaine de montage », de poursuivre monsieurGilbert.

La FIQ a toujours misé sur l’utilisation du plein potentiel et des compétences desprofessionnelles en soins dans leurs différentes sphères d’activité. La FIQ réitère quetoutes démarches d’amélioration de l’organisation du travail doivent se faire avec et parles professionnelles du réseau public, et ce, dans l’objectif d’améliorer les soins offerts àla population.

Des efforts supplémentaires à fournir

Le budget confirme les annonces du gouvernement en regard de l’abolition de la taxesanté et de son remplacement par une contribution santé légèrement progressive. Pourla Fédération, il est clair que cette position de compromis doit être transitoire et ne doit pas faire en sorte que le gouvernement s’éloigne de l’objectif premier, soit d’abolir cetteforme de tarification. L’impôt sur le revenu demeure l’outil de répartition de la richesse leplus juste et équitable.

Par ailleurs, la Fédération se réjouit de la révision du régime d’assurance-médicamentset plus précisément de l’abolition de la règle des 15 ans qui, au fil des ans, alittéralement fait exploser les dépenses du gouvernement en matière de médicaments.Toutefois, il est impératif de poursuivre dans cette même voie puisqu’il y a encore deséconomies substantielles à réaliser dans ce secteur, notamment par l’élargissementde la couverture du régime d’assurance-médicaments à l’ensemble de la population duQuébec.

Des préoccupations qui persistent

Malgré la tentative du gouvernement de rendre plus transparents le processus etle contenu des négociations présentement en cours avec l’Union européenne, laFédération est loin d’être rassurée quant aux impacts possibles d’un tel accord sur lesservices publics, notamment sur le réseau public de santé.

Enfin, différents comités de travail termineront leurs travaux et formuleront leursrecommandations au cours de la prochaine année, notamment en regard de l’assuranceautonomie, du financement des établissements à l’activité et de la retraite. « Lesmandats de ces différents comités comportent des enjeux importants reliés auxpersonnes âgées, aux déterminants de la santé et à l’accessibilité aux soins et auxservices de santé. Les rapports et recommandations émises feront l’objet d’une analyserigoureuse de la part de la FIQ », de conclure Daniel Gilbert.