FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Négociations 2015 – La FIQ reprend les négociations à la table sectorielle

Les déléguées de la FIQ ont tenu à exprimer leur colère et leur indignation face aux offres odieuses faites par le gouvernement le 22 septembre dernier. « Notre monde était en furie envers le dernier dépôt patronal. La gifle qu’on nous a infligée ne passait tout simplement pas. Nos déléguées se sont longuement exprimées et tiennent à ce que le gouvernement comprenne bien qu’il ne pourra plus nous traiter ainsi. Elles ont voulu signifier leur rejet des offres du 22 septembre », a affirmé la présidente de la FIQ Régine Laurent.

Par ailleurs, le comité de négociation de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ a reçu hier, de la part du gouvernement, de nouvelles offres. « Considérant ce qui nous a été présenté par le gouvernement, nous sommes en mesure de reprendre le processus formel de négociation et retourner à la table sectorielle. Nous considérons avoir maintenant des offres qui constituent une base de discussions sérieuses et sur lesquelles nous pouvons négocier. Le gouvernement a entendu nos récriminations et a fait un pas dans la bonne direction », a déclaré la présidente de la FIQ, Régine Laurent.

« Nous sommes encore très loin d’une entente, mais nous pouvons travailler dans la bonne direction. En ce sens, c’est une victoire pour les professionnelles en soins membres de la FIQ. Notre objectif a toujours été d’en arriver à une entente négociée et satisfaisante pour nos membres. Nous avons toujours le même objectif et c’est dans cet esprit que nous retournons à la table de négociation. Nous y retournons avec un esprit ouvert, mais avec des objectifs clairs et fermes », a poursuivi Régine Laurent.

« Nous voulons protéger notre monde. Notre monde, c’est bien sûr les professionnelles en soins, mais c’est aussi nos patients qui doivent trop souvent vivre des situations inacceptables. Notre objectif fondamental est améliorer la qualité et la sécurité des soins de santé et cela passe par des conditions de travail adéquates pour les professionnelles en soins qui sont la véritable première ligne de la santé au Québec. Si le gouvernement a les moyens de donner des centaines de millions de dollars aux médecins, il a les moyens d’améliorer les conditions des professionnelles en soins. Nous dire le contraire c’est avouer que ce qui compte c’est la paix avec les médecins plutôt que le bien des patients », a indiqué la présidente de la FIQ.

« Finalement, nous espérons que cette nouvelle ronde de négociations se fera sur la base des discussions que nous avons eues avec le ministre Barrette plutôt que sur la vision de Martin Coiteux qui, il faut bien le reconnaître, ne connait rien au travail quotidien dans le système de santé. Nous le rappelons, nous voulons un système de santé qui soit plus humain pour les patients, mais aussi pour les professionnelles en soins », a conclu Régine Laurent.