FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Budget 2018-2019 : aucun engagement pour régler la crise chez les professionnelles en soins

Budget 2018-2019 : aucun engagement pour régler la crise chez les professionnelles en soins

« Le gouvernement nous répète depuis des semaines que les ratios professionnelles en soins/patients et la surcharge de travail du personnel de la santé est sa priorité, mais il n’y a rien dans ce budget qui traduit cette priorité. À part un énoncé flou sur l’organisation du travail dans le réseau de la santé, le ministre des Finances ne dit mot sur la détresse que vivent les infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et les perfusionnistes cliniques. Comme on dit, le flou mène au flou. » C’est en ces termes que la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec–FIQ, Nancy Bédard, a réagi aujourd’hui au dépôt du Budget 2018-19 par le ministre des Finances, Carlos J. Leitão.

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20 millions de dollars pour les IPS

La FIQ a tenu à souligner l’engagement du gouvernement d’investir 20 millions de dollars pour l’ajout d’infirmières praticiennes spécialisées pour améliorer l’accès aux soins de santé de première ligne. « C’est une bonne nouvelle, mais nous demeurons sur nos gardes. L’argent a beau être là, si rien n’est fait sur le terrain pour laisser les IPS exercer pleinement, ça ne changera rien. Les exemples du passé nous démontrent qu’il y a encore beaucoup de résistance pour changer les façons de faire », a poursuivi Nancy Bédard.

Finalement, la FIQ accueille de façon mitigée la croissance des dépenses en santé. « On ne peut qu’être contentes que les dépenses en santé soient enfin augmentées à un niveau acceptable. On peut se réjouir, pour les patients et les professionnelles en soins, que les années d’austérité soient terminées. Néanmoins, on n’a pas le choix de rappeler que ces augmentations ne répareront jamais les dégâts causés ces dernières années. Tout ce qu’on peut constater, c’est que ce gouvernement a coupé, coupé, coupé ces dernières années pour s’offrir un budget électoraliste à six mois des élections. Comment ne pas être cynique ? », a conclu Nancy Bédard.

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