FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La FIQ poursuit sa bataille juridique pour éradiquer le TSO

La FIQ poursuit sa bataille juridique pour éradiquer le TSO

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec —  FIQ plaide aujourd’hui pour que le Tribunal administratif du travail (TAT) révise la décision qu’il avait rendue le 25 avril dernier. Dans cette décision, le TAT avait refusé d’exercer sa compétence à l’égard des établissements qui ont recours au temps supplémentaire obligatoire (TSO) comme mode de gestion. La FIQ avait aussitôt manifesté sa volonté de contester et avait déposé une demande de révision administrative le 27 mai.

Le TSO perdure malgré les promesses

Malgré les multiples représentations de la FIQ auprès du gouvernement, le recours systématique au TSO est encore d’actualité. Les membres de la FIQ sont extrêmement en colère et veulent que le tribunal tranche pour responsabiliser les établissements de santé à cet égard. « Les professionnelles en soins ont lancé un cri d’alarme le 8 avril dernier. Nous ne cessons de le répéter, le TSO a des conséquences désastreuses sur les professionnelles en soins et sur la qualité et la sécurité des soins. Quand est-ce que le Tribunal va intervenir auprès des employeurs pour garantir des services de qualité à la population comme il le fait auprès des syndicats ? Cette situation est carrément injuste et nos membres ne se sentent pas respectées ! », déclare Nancy Bédard, présidente de la FIQ.

La règle du deux poids, deux mesures

Rappelons que le 5 avril 2019 une juge du TAT avait enfin reconnu que le TSO devait être utilisé lors de situations urgentes et exceptionnelles. Dans sa décision, le TAT avait indiqué clairement l’engagement du CPNSSS de prendre les moyens pour éviter de faire appel au TSO le 8 avril, lors de la journée sans TSO des professionnelles en soins. « Comment se fait-il que les employeurs aient collaboré cette journée-là et que désormais ils ne soient plus capables de mettre en place des mécanismes pour éviter le recours au TSO ? Devant l’absence de volonté, le recours au TAT est incontournable. Nous allons poursuivre cette bataille juridique dans l’intérêt de tous, de la population et des professionnelles en soins. », ajoute Nancy Bédard.