FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Réseau des jeunes 2019 : fuir ou combattre, l’espoir passe par le militantisme

Réseau des jeunes 2019 : fuir ou combattre, l’espoir passe par le militantisme

Le dernier réseau des jeunes a été l’occasion de revenir à l’essentiel du syndicalisme. L’implication syndicale, c’est d’abord et avant tout, une implication militante. Nous le savons très bien, les luttes syndicales nécessitent une grande mobilisation.

La réalité actuelle du réseau de la santé n’est pas des plus roses. Nous avons toutes entendu de nombreux témoignages de détresse et d’épuisement qui mènent à des arrêts de travail, des réorientations, des départs à la retraite anticipée. La thématique de ce réseau, « Fuir ou combattre, l’espoir passe par le militantisme » se positionnait comme un rappel voulant que le militantisme mette de l’avant l’espoir de meilleures conditions de travail dans le réseau de la santé.

Nous l’avons dit à plusieurs reprises au cours de nos deux jours ensemble, mais la force d’un mouvement réside dans l’action collective. C’est pour ça que la mobilisation constante est essentielle et rappelez-vous, peu importe à quelle ampleur ou à quel niveau vous vous impliquez, votre implication fait réellement une différence. J’espère donc que le réseau vous aura convaincu de faire le choix de combattre, car je vous le confirme, l’espoir passe par le militantisme.

Réseau Des Jeunes Du 21 Et 22 Novembre 2019

Les jeunes et le syndicalisme

D’entrée de jeu, les participantes au Réseau des jeunes ont eu la chance d’entendre la conférence de Mélanie Laroche, professeure titulaire à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal et de Marc-Antoine Durand-Allard, conseiller syndical en relations de travail à la FIQ et détenteur d’une maîtrise en relations industrielles à l’Université de Montréal.

Réseau des jeunes 2019 – la mobilisation chez les moins de 35 ans

Réseau des jeunes 2019 – Les défis dans le militantisme des professionnelles en soins

La conférence a porté sur les constats permettant de démystifier les préjugés voulant que la jeune génération soit moins engagée et plus individualiste. En ce sens, les conférencières ont fait état de la situation en expliquant la conjoncture du mouvement syndical en 2019 avec ses embuches et les défis à relever tels que le cadre législatif qui s’applique de moins en moins aux collectivités, l’individualisation de la relation d’emploi et les stratégies antisyndicales.

Bref, comme constat final, il est à noter que la jeune génération n’est pas moins engagée et plus individualiste que les autres générations. Elle milite cependant sur d’autres tribunes telles que l’environnement et les causes sociales. On peut également ressentir de leur part un besoin d’implication et d’autodétermination.

Panel sur la mobilisation et les enjeux environnementaux

Chantal Poulin, militante à l’Extinction Rebellion, Ève Grenier-Houde, porte-parole de Pour le futur, et Ashley Torres, porte-parole de La Planète s’invite à l’Université sont venues rencontrer les participantes afin d’échanger sur la mobilisation du mouvement environnemental québécois.

Si leurs actions peuvent parfois avoir des allures de coups d’éclat, elles ont clairement fait savoir que le mouvement environnemental est puissant, car il est bien organisé. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) établit des liens clairs entre le réchauffement planétaire accéléré et l’activité humaine depuis 2001.

Puisque la science seule ne crée pas d’urgence d’agir, elles ont donc partagé aux participantes les tactiques utilisées par leur mouvement respectif pour rassembler et faire de la crise climatique un enjeu politique incontournable.

Nouveau guide d’implantation d’un comité local

Une refonte du Guide d’implantation d’un comité local a été réalisée par le Comité fédéral des jeunes et le Réseau était l’occasion parfaite pour en faire le lancement officiel!

Une présentation interactive avec une application mobile a été menée avec panache par Michael et Myriam, toutes deux membres du Comité fédéral.

La nouvelle mouture du Guide d’implantation est maintenant disponible à l’ensemble des syndicats affiliés!

Comité jeunes local – Outil de mise sur pied

Fondations, le documentaire

Les participantes ont visionné un documentaire fort éloquent en terme de persévérance et de militantisme. Pour vous mettre en contexte, seize ans après avoir rénové la plus ancienne station de pompage de Montréal, alors abandonnée par la Ville qui en est propriétaire, et en avoir fait un centre de transmission du patrimoine vivant d’une réputation internationale, le forgeron Mathieu Collette est menacé d’éviction et de perdre tout ce qu’il a investi dans le bâtiment et dans un projet social et patrimonial sans pareil. Une mobilisation s’organise pour sauver Les Forges de Montréal. Le bras de fer a commencé et la lutte pour sauver les Forges de Montréal incarne de plus en plus un combat pour la sauvegarde de notre mémoire collective.

Suite au visionnement, un entretien avec Mathieu Collette et Olivier D. Asselin, cinéaste, a été animé par Karina Therrien. Plusieurs questions et commentaires ont été adressés aux invitées puisque leur parcours en a inspiré plusieurs dans la salle! Le militantisme s’exprime de plusieurs façons et il faut se laisser inspirer même si, à première vue, on ne voit pas de lien avec nos propres combats.

Coffre à outils – Mobilisation

En pleine période de négociation des dispositions nationales de la convention collective, les participantes du Réseau des jeunes ont eu droit à une présentation afin d’enrichir leur coffre à outils pour une meilleure mobilisation.

Étant au cœur des priorités des comités Jeunes au sein des syndicats affiliés à la FIQ, la mobilisation a été d’une importance capitale dans les enjeux qui touchent les professionnelles en soins au cours des dernières années tels que la négociation des dispositions locales et le temps supplémentaire obligatoire.

C’est dans cet esprit que Mélissa Lacroix et Michel Simard, toutes deux conseillères au service Organisation syndicale de la FIQ, accompagnées par Hugo Desgens, conseiller au service Communication sont venues discuter avec les participantes du Réseau afin de leur donner des outils pour faire de leurs collègues des jeunes impliquées et mobilisées.

Les participantes ont été outillées afin de créer des publications accrocheuses, mettre en place des plans d’action solides et de monter des structures de communication et de mobilisation efficaces à l’intérieur de leurs syndicats. Par conséquent, ces outils permettront de faciliter et de soutenir la mobilisation des membres dans une période charnière pour l’ensemble de l’organisation et ainsi répondre aux besoins des comités Jeunes.

Parcours syndicaux inspirants

Pour clore le réseau, les participantes ont eu la chance d’accueillir Julie Morel, représentante syndicale à la FIQ – SPS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, Jérôme Rousseau, vice-président à la FIQ et Alexandre Boulerice, militant syndical maintenant député de Rosemont-La-Petite-Patrie.

Ces trois panélistes en sont à des étapes différentes de leur parcours syndical et ils ont démontré que peu importe le niveau d’implication militante d’un individu, il est en mesure de réaliser des accomplissements notables. Leurs échanges ont mis en lumière qu’il existait une échelle de l’engagement et que s’engager au niveau local permet ensuite de concrétiser des réalisations plus larges.

Ils ont aussi révélé qu’il ne faut pas avoir peur du jugement, qu’on est bien souvent plus expertes de nos dossiers que les employeurs, les dirigeants ou les parlementaires à qui on s’adresse. Il faut se faire confiance et comme l’a dit Monsieur Boulerice, « Juste fais-le! ».