FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Arrêté ministériel : la FIQ met en garde le gouvernement et tous les établissements de santé

Arrêté ministériel : la FIQ met en garde le gouvernement et tous les établissements de santé

Suite à la publication de son arrêté ministériel modifiant les conditions de travail des professionnelles en soins, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec — FIQ exige que la ministre de la Santé et des Services sociaux réajuste le tir rapidement pour rassurer les professionnelles en soins qui sont au cœur de la crise de Covid-19.

Les professionnelles en soins très inquiètes

Le 21 mars, le gouvernement a déposé un arrêté ministériel pour donner les moyens aux employeurs de s’adapter dans le cas où la pandémie Covid-19 évoluerait rapidement. L’arrêté ministériel touche à la disponibilité de la main-d’œuvre et aux conditions de travail des membres de la FIQ. « Des changements seraient apportés aux horaires de travail, aux congés, et à la mobilité, entre autres. Ça crée une onde de choc parmi les membres de la FIQ. Il est certain que la FIQ se positionnera comme un chien de garde dans le cas où des employeurs du réseau abuseraient ou appliqueraient ces nouvelles règles alors que le niveau de crise ne l’exige pas. Il est hors de question que nos membres soient malmenées pendant cette période où toute la population du Québec a besoin d’elles », déclare Nancy Bédard, présidente de la FIQ.

Besoin essentiel de reconnaissance

Depuis de nombreuses années, les infirmières, les infirmières auxiliaires, les inhalothérapeutes, et les perfusionnistes cliniques travaillent dans des conditions inacceptables. « Cette possibilité d’assouplir et de changer les règles aura pour effet de démobiliser les membres de la FIQ qui ne peuvent plus en prendre. Elles ont besoin de reconnaissance et non d’un coup de fouet de plus. Nous attendons de la part de la ministre McCann que cette dernière s’adresse publiquement à nos membres afin de leur assurer qu’on ne les exploitera pas davantage ! », affirme Nancy Bédard.