Équité salariale | La FIQ se réjouit d’une décision qui confirme la reconnaissance complète du parcours des IPS

Québec, le 17 avril 2026 La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec–FIQ accueille très favorablement la décision rendue le 15 avril 2026 par le Tribunal administratif du travail (TAT), qui rejette la requête en révision du Conseil du trésor et confirme ainsi une avancée majeure en matière d’équité salariale pour les infirmières praticiennes spécialisées (IPS).

Par cette décision, le TAT confirme que le gouvernement ne peut revenir en arrière et que la reconnaissance du parcours académique complet des IPS doit être maintenue. Il s’agit d’un rappel clair que la formation réellement exigée pour exercer cette profession doit être pleinement prise en compte dans l’évaluation salariale.

La FIQ rappelle qu’en novembre 2024, le TAT avait déjà donné raison à la Fédération en jugeant que le gouvernement du Québec devait reconnaître tout le parcours académique des IPS, incluant le diplôme d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.), dans leur évaluation salariale, et ce, depuis 2010. Cette décision annulait la position antérieure du Conseil du trésor et de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), qui refusaient cette reconnaissance, et oblige maintenant le gouvernement à apporter les ajustements requis en matière d’équité salariale.

Pour Jérôme Rousseau, vice-président du secteur Organisation du travail et Pratique professionnelle ainsi que du secteur Négociation, le message du Tribunal est limpide. « Ça fait des années qu’on le dit : les IPS ont une formation exigeante, spécialisée, puis elle doit être reconnue pour ce qu’elle est. Le Tribunal vient encore une fois rappeler au gouvernement qu’il ne peut pas faire semblant que le D.E.S.S. n’existe pas. C’est une question de justice, tout simplement. »

La FIQ estime que cette nouvelle décision doit fermer la porte aux tentatives de contestation du gouvernement et réitère que le temps est maintenant à l’action. « Les jugements sont clairs. Ce qu’on attend maintenant, ce sont des ajustements concrets sur le terrain. Les IPS méritent une reconnaissance salariale qui reflète réellement leur expertise et leur contribution essentielle au réseau de la santé. Le Conseil du trésor doit mettre fin à cette injustice persistante et apporter sans délai les corrections nécessaires auprès des IPS », ajoute Julie Daignault, vice-présidente des secteurs Santé et sécurité du travail, Ressources humaines et Sécurité sociale, responsable du dossier de l’équité salariale.

La Fédération souligne que cette décision du TAT découle de démarches qu’elle a portées et soutenues, de concert avec plusieurs organisations syndicales du réseau public de santé, dont la CSN, la FTQ, la CSQ et l’APTS, en lien avec l’équité salariale et la formation professionnelle.