Mobilisation pour la sécurité au travail

Cet article a été publié dans la troisième édition du magazine La Résonance

Lemployeur a lobligation de prendre les mesures nécessaires pour nous protéger contre la violence physique ou psychologique (incluant la violence conjugale ou familiale) sur les lieux de travail. La peur et l’insécurité ne devraient pas faire partie de notre réalité professionnelle. 

26  janvier 2026 : quatre employées de l’urgence sont blessées par un patient violent alors qu’elles tentent de lui venir en aide et de le maîtriser. Un code blanc est déclenché tardivement. Il y a intervention policière et l’individu est arrêté, accusé et reconnu coupable de voies de fait.

9 février 2026 : un homme agresse physiquement deux patients dans la salle d’attente. 

23 mars 2026 : un infirmier se retrouve pris au piège dans la salle de triage avec un patient agressif. L’infirmier réussit à s’échapper, un code blanc est déclenché et la police intervient pour maîtriser l’individu.

19 avril 2026 : moins d’un mois plus tard, le même patient fait des menaces de mort à l’infirmière de la salle de triage, détruit de l’équipement médical et blesse du personnel. Un code blanc est déclenché, il y a intervention policière et l’homme est accusé et condamné à deux ans moins un jour de pénitencier. 

Les professionnelles en soins de l’urgence de l’Hôpital régional de Rimouski ont donc multiplié les interventions afin que l’employeur respecte leur droit à la santé et à la sécurité : dénonciations publiques, sit-in, dépôt d’un grief à la direction, affichage d’un grief format géant sur les portes de l’urgence, placardage de tracts partout dans l’établissement, etc. 

Même si la partie n’est pas gagnée, la mobilisation du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent et de ses membres a permis certaines avancées :  

  1. le personnel de l’urgence dispose dorénavant de 15 bracelets permettant d’alerter rapidement la sécurité
  2. des démarches sont en cours pour aménager une salle de triage plus sécuritaire, une aire de civières psychiatriques mieux adaptée et un poste de garde des agent-e-s de sécurité à même la salle d’attente de l’urgence. 

La lutte continue!