FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La FIQ rappelle au ministre de la Santé qu’il doit s’attaquer aux problèmes de gestion

Montréal, le 10 février 2013 – À la veille de la rentrée parlementaire à Québec, la Fédérationinterprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ rappelle au ministre de la Santé que lesproblèmes de gestion que connait actuellement le réseau de la santé sont majeurs et qu’il esturgent de s’y attaquer. « Les problèmes sont multiples et les conséquences sont désastreuses.Les professionnelles en soins se démènent pour que le réseau ne s’effondre pas au détrimentleur vie personnelle et, parfois même, au péril de leur propre santé. On constate aussi que laqualité des services offerts à la population est de plus en plus fragilisée. Il faut que le ministrede la Santé se penche rapidement sur ces problèmes de gestion », de déclarer Régine Laurent,présidente de la FIQ.

À quelques jours du début de la session parlementaire à l’Assemblée nationale, la Fédérations’inquiète des différentes solutions qui sont actuellement avancées et discutées. « Beaucoupde choses sont présentement dites sur les frais accessoires, le financement à l’activité oul’assurance autonomie, mais c’est aussi du budget dédié à la santé dont il est question. LaFédération souhaite que le ministre Hébert évite de faire des changements ici et là sans prendrele temps de faire une analyse complète de la situation », de poursuivre la présidente.

La fin des miracles

Pour la FIQ, les professionnelles en soins ne pourront plus maintenir la cadence. « Ça fait déjàlongtemps que ces dernières réalisent des miracles malgré les conditions dans lesquelles ellesdoivent travailler, mais tout cela va avoir une fin. Faire plus avec moins n’est simplement pluspossible. Les gestionnaires coupent dans le personnel, le matériel et les services sous prétextede devoir boucler leur budget annuel. En même temps, on voit encore des centaines de millionsde dollars versés à des entreprises privées de placement en soins et à des firmes externes tellesque Proaction et Fujitsu sous-traitant ainsi le travail des gestionnaires. Le réseau a besoin dechangements, mais pour cela, il est essentiel de tout mettre sur la table », de souligner madameLaurent.

La Fédération espère donc que l’étude des crédits budgétaires du ministère de la Santé etdes Services sociaux débutant ce lundi permette aussi de mettre en lumière cette mauvaiseutilisation des deniers publics. « Il ne fait aucun doute que le réseau public peut faire mieux avecl’argent des contribuables. Le ministère et les gestionnaires doivent remettre au cœur de leursdécisions, les besoins des patient-e-s et permettre à celles qui prodiguent les soins de le fairedans des conditions optimales. Des mesures simples et pleines de bon sens donneraient desrésultats significatifs et amélioreraient les soins de santé », de conclure madame Laurent.