Dénoncer la surcharge : la mobilisation paie
La campagne « CHU à boutte! » a été lancée au printemps 2025 par des professionnelles en soins de la maternité de l’Hôpital Fleurimont. Épuisées par le TSO abusif imposé par leur employeur et après des mois de démarches infructueuses, elles ont commencé à porter un autocollant sur leur uniforme et à apposer quelques affiches pour dénoncer la situation. Rapidement, la direction du CIUSSS de l’Estrie – CHUS s’est opposée à leur campagne de visibilité en tentant tout d’abord de l’encadrer, puis en interdisant toute forme d’affichage et en menaçant l’équipe de sanctions disciplinaires.
En décembre 2025, en réponse à la plainte déposée par le Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l’Est, le Tribunal administratif du travail a jugé que l’employeur avait illégalement entravé les activités syndicales et porté atteinte aux libertés fondamentales d’expression et d’association. Il l’a condamné à verser 10 000 $ en dommages punitifs au syndicat.
Le Tribunal est clair :
- Les autocollants et les affiches sont des moyens légitimes d’expression syndicale
- Ils n’ont causé aucun préjudice ni perturbation des soins
- Les craintes invoquées par l’employeur étaient subjectives et non fondées
Un message fort :
Les professionnelles en soins ont le droit de dénoncer des pratiques qui compromettent leur santé et la qualité des soins. Bravo à l’équipe d’avoir milité pour rappeler à l’employeur que la liberté syndicale, ça se respecte!
