Pratico–pratique : peut-on refuser un TSO?
Situations urgentes et exceptionnelles
NON
Le temps supplémentaire ne peut être imposé que dans des situations urgentes et exceptionnelles : arrêt cardiaque de votre patient-e, 50 patient-e-s se présentant d’un coup à l’urgence, incendie, alerte à la bombe, catastrophe naturelle, etc.
On s’entend, aucune professionnelle en soins qui est apte à rester ne quitterait son poste dans ces situations. Il s’agit de la base du code de déontologie.
16 h maximum
Il n’y a pas de nombre d’heures maximal qu’une professionnelle en soins peut travailler.
Au-delà de 12 h de travail, les risques d’erreur sont décuplés, mais vous êtes la mieux placée pour évaluer votre capacité physique et mentale.
TSO comme mode de gestion
OUI
Depuis plusieurs années, les employeurs du réseau de la santé utilisent le TSO comme mode de gestion plutôt que de mettre en place des équipes stables et suffisantes. Pour pallier leur mauvaise planification des ressources, ils culpabilisent les professionnelles en soins pour qu’elles restent. Si les employeurs avaient réellement à cœur le bien-être du personnel et la qualité des soins, ils s’assureraient dès le départ qu’il y a assez de monde sur le plancher.
Moins de TSO
Le TS et le TSO ont diminué drastiquement depuis les dernières coupes budgétaires. L’employeur s’aperçoit que ça lui coûte moins cher de ne pas remplacer.
Une pratique super saine et sécuritaire!😊
Capacités affaiblies
OUI
Un état physique et mental inadéquat pourrait altérer votre jugement clinique et mettre en péril votre capacité à prodiguer des soins. Dans une telle situation, vous devez exiger une relève afin de pouvoir quitter après votre quart de travail. Votre obligation déontologique subsiste malgré les directives de l’employeur.
Pas de relève?
Il est de la responsabilité de l’employeur d’assurer la relève. Vous pouvez aviser votre gestionnaire que vous quitterez après votre quart de travail.
S’il ne propose pas de solution, contactez votre syndicat.
Consultez l’outil d’aide à la décision pour évaluer votre situation spécifique et contactez votre syndicat qui pourra intervenir pour vous auprès de l’employeur.