Sauvage agression d’une infirmière au CHUL | La FIQ exige des changements concrets
Montréal, le 20 août 2026 —Une agression aussi grave doit entraîner autre chose qu’une analyse et des excuses : elle doit conduire à des changements concrets. C’est ce qu’affirme la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec—FIQ à la suite de la violente agression subie, le 17 août, par une infirmière à l’urgence psychiatrique du CHUL, à Québec.
« La FIQ tient d’abord à exprimer toute sa solidarité à cette membre, sauvagement agressée alors qu’elle faisait son travail, ainsi qu’à ses collègues et à ses proches. Frappée, tirée par les cheveux et étranglée, elle a vécu une situation profondément traumatisante. Aucune professionnelle en soins ne devrait avoir à subir cela dans l’exercice de son métier », affirme Julie Bouchard, présidente de la FIQ.
Cette infirmière n’est malheureusement pas un cas isolé. Les professionnelles en soins sont de plus en plus exposées aux insultes, aux menaces, aux crachats, aux coups et aux agressions pouvant entraîner de graves séquelles. Cette violence ne peut plus être considérée comme un risque normal du métier. « Il faut arrêter de considérer ces événements comme les risques normaux d’un métier pourtant essentiel. Une professionnelle en soins ne devrait jamais avoir à se demander si elle va rentrer chez elle blessée », ajoute Mme Bouchard.
La violence doit être prévenue. Cela exige des équipes suffisamment nombreuses, une organisation du travail sécuritaire, des mesures adaptées aux réalités de chaque milieu, des équipements fiables et des ressources disponibles lorsque la situation dégénère. Les ratios sécuritaires font aussi partie de la réponse. Lorsqu’une situation devient violente, il faut pouvoir compter sur des collègues disponibles pour intervenir.
La prévention passe également par la capacité des travailleuses à agir sur leur milieu. Dans le cadre de l’étude du projet de loi 101, la FIQ s’est opposée à la réduction des fonctions des comités de santé et de sécurité et des représentantes et représentants en santé et sécurité. « Dans un réseau où la violence au travail est en forte hausse, il est contradictoire de parler de prévention tout en réduisant les leviers qui permettent aux travailleuses d’identifier les risques et d’exiger des correctifs », fait valoir Mme Bouchard.
La FIQ demande que toute la lumière soit faite sur les circonstances de l’agression au CHUL et que les conclusions débouchent sur des correctifs réels. « Le réseau est capable d’analyser les événements. Il est temps qu’il devienne tout aussi capable d’en tirer les conséquences. Nous voulons savoir ce qui doit changer pour qu’une situation comme celle-là ne se reproduise pas », conclut la dirigeante syndicale.
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Renseignements :
Philippe Desjardins
581 995-0762